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Livre : "Construction de l'image maternelle chez Colette de 1922 à 1936" |
| 23-02-2009 12:51:12 | |
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PARUTION DE CE NOUVEAU LIVRE chez Edilivre, coll. Aparis, fév. 2009, 122 pages (hors-texte contenant quelques planches en couleurs des oeuvres plastiques de F. SOLTAR).
PRIX: 14 euros.
On peut se procurer l'ouvrage sur "edilivre.com" à partir du lien suivant: www.edilivre.com/doc/8716
LIEN EN LIGNE EN FIN DE BLOG rubrique "partenaires"
ou dans les librairies référencées à travers La France sur "Dilicom".
RESUME
« Si je pouvais me faire fantôme après ma vie, je n’y manquerais pas, pour ton plaisir et pour le mien. Tu as lu aussi cette stupide histoire d’une morte qui se venge ? »
Si nous relevons cet extrait de « La Maison de Claudine » c’est parce qu’il résonne à nos oreilles comme une mise en abyme de la posture de Colette face à l’image maternelle, les paroles de Sido révèlant toute l’ambiguïté des liens qui les attachent l’une à l’autre et que dissimulent des sentiments filiaux qui vont culminants de 1922 à 1936 (soit plus de dix ans après la mort de sa mère).
Aussi, différentes questions se posent à nous : de quelle manière Colette contribue-t-elle à façonner le personnage de Sido ? En quoi peut-on parler de construction voire de recréation de l’image maternelle ? Et surtout quels enjeux, intimes et symboliques, ce travail d’élaboration littéraire sous-tend-t-il ?...
Ainsi, l’intérêt de cet essai réside essentiellement en ce que nous avons cherché à saisir les zones d’ombre qui entourent l’amour inaltérable d’une fille, de surcroît écrivain, pour sa mère défunte.
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Article : "L'Autofiction dans l'oeuvre de Colette" |
| 17-02-2009 17:49:29 | |
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dans les Cahiers Colette, n°30, collec. PUR, décembre 2008.
En ligne actuellement sur le site internet "autofiction.org"/articles /sur auteurs (site dirigé par les chercheurs de l'équipe autofiction (ITEM/CNRS), Isabelle Grell et Arnaud Genon).
"Colette aux visages multiples"
Illustration de Florence Soltar
Résumé en français
L’Autofiction dans l’œuvre de Colette
Malgré le début d’institutionnalisation dont bénéficie depuis 2003 l’autofiction, son sens est encore à l’heure actuelle sujet à polémique. Serge Doubrovsky qui est l’inventeur de cette forme littéraire - qu’en dernier ressort il appréhende comme une variante de l’autobiographie - considère Colette comme une pionnière illustrant sa conception. Notre thèse s’inscrit dans une telle perspective conceptuelle, chronologiquement paradoxale. En effet, l’examen attentif de l’œuvre de Colette nous conduit à l’inscrire globalement dans un espace autofictionnel.
Colette n’a d’ailleurs jamais souscrit de pacte autobiographique, et demeure dans ce domaine volontairement ambiguë. Néanmoins elle n’est pas pour autant indifférente aux considérations théoriques d’ordre autobiographique, et nous nous sommes fixé pour objectif d’expliquer les motivations qui l’ont poussée à privilégier l’autofiction plutôt que l’autobiographie canonique comme mode d’expression de soi. Sans doute pouvons-nous penser que ce choix tient à l’originalité de l’autofiction qui se définit plus particulièrement comme une recherche de soi par l’écrivain, recherche d’un sujet insaisissable en son essence, ainsi que d’un espace-temps oscillant entre rêve et réalité, projection plutôt que rétrospection
Résumé traduit en anglais
Autofiction in the work of Colette
Although the genre ‘autofiction’ has been accepted by the literary Establishment since 2003, its exact meaning is still open to controversy today. Serge Doubrovsky, who invented this particular form of literature, views it essentially as a variant of autobiography. He regards Colette as being the first writer to put his particular theory into practice. Our thesis employs the theoretical perspective of autofiction, with all the chronological paradox that the term implies. Indeed, a close examination of Colette’s work prompts us to situate it globally in a autofictional sphere.
Colette never actually subscribed to any autobiographical pact, maintaining a deliberate ambiguity in this regard, but nevertheless she cannot be accused of indifference to theoretical autobiographical considerations, and we have set out to explain the reasons why she favoured autofiction rather than straightforward autobiography as a means of self-expression in this study. One could no doubt put her choice down to the originality of autofiction, a genre that Colette more specifically defines as self-searching, the quest for an essentially elusive subject and a space-time oscillation between dream and reality which has more to do with projection than retrospection.
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Dernier livre paru :
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L'Autofiction dans l'oeuvre de Colette |
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Depuis l’apparition du terme "autofiction" dans les années 1970, les débats font rage autour de cette nouvelle stratégie de narration, dont les frontières avec l’autobiographie sont encore mal délimitées et incertaines. S’inscrivant dans cette réflexion générique, Stéphanie Michineau interroge aujourd’hui l’œuvre de Colette et l’oscillation de son écriture entre ces deux pôles. Tout en faisant de la romancière un précurseur dans l’avènement de ce qu’on hésite encore à qualifier de "genre littéraire", la critique met ainsi en évidence l’originalité de la sulfureuse auteur des "Claudine" qui, tout en refusant l’écriture autobiographique, a su injecter assez d’elle-même et de sa vie dans ses œuvres pour se dire de manière biaisée, et forger dans le même temps, consciemment ou non, l’image qu’elle laisserait à la postérité. |
Version papier : 41,00 € / 374 pages
Version pdf : 0,00 €
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